N'allez pas croire que j'en déprime, non. Simplement, la noirceur étouffante des nuits passées en solitaire atteint si rapidement mes pensées, effaçant toute joie ou insécurité et éclairant ironiquement de son faisceau invisible le deuil incomplété qui hante les recoins de mon esprit comme un fantôme désespéré, que je ne suis momentanément rien de plus qu'un fragile corps en larmes.
"People laugh at me because I use big words. But if you have big ideas, you have to use big words to express them, haven't you?" - L.M.M. Un blog qui sert de toile à mes pensées, qui donne de l'importance à mes mots et qui constitue une évasion libératoire pour mon cerveau enchaîné. Dilettante.
vendredi 30 janvier 2015
Crise de pleurs des petites heures matinales
Cette tristesse, ce sentiment horrible, encombrant, pénétrant et omniprésent, finira-t-elle un jour par s'amenuiser, non pas en allant jusqu'à s'éteindre, mais juste assez pour me permettre de vivre normalement? Cette détresse qui me guette à chaque instant de silence ronge mes nerfs et mon énergie et je peine à l'ignorer. Toujours concentrer ses émotions ailleurs, toujours éviter de penser à ce sujet. Toujours paraître calme, détendue et parfaitement remise si quelqu'un m'en parle, même si la douleur se lit dans mes yeux comme dans un livre ouvert. Oublier tous ces regrets, tous ces espoirs jadis chéris et aujourd'hui ridiculisés face à la dure réalité. Ne pas en parler, parce qu'après tout, n'est-ce pas si idiot, si futile? Ne suis-je pas censée avoir depuis longtemps passé cette étape justifiable, pour autant qu'elle soit éphémère et bien gérée? N'ais-je donc pas davantage de raisons de pleurer raisonnables et ne révélant pas au grand jour ma personnalité fragile, sensible et désespérément en quête d'un oreille attentive et sans l'ombre d'un jugement?
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